600.000 postes à pourvoir dans l'économie sociale et solidaire

600.000 postes à pourvoir dans l'économie sociale et solidaire

D'ici à 2020, ce secteur de l'économie devrait offrir de nombreux débouchés aux cadres, selon l'Association pour l'emploi des cadres (Apec). A condition toutefois d'être prêt à revoir ses prétentions salariales à la baisse.

Un vivier d'emploi à venir. Selon l'Apec, le secteur de l'économie sociale et solidaire (EES) devrait offrir "environ 600.000 emplois (cadres et non cadres)" à l'horizon 2020. Une prévision basée sur les 12.600 offres d'emploi à l'attention des cadres dans ce secteur en 2012, précise l'association. Plusieurs métiers seront ainsi porteurs : actuellement déjà deux offres d'emploi sur 10 concernent les professionnels de la gestion et de la finance et les métiers de la santé, du social et la culture concentrent 16% des annonces.

Les associations et les fondations sont également pourvoyeuses d'emploi, notamment des professionnels des ressources humaines. Les mutuelles et les coopératives, elles, renouvellent également leurs équipes de commerciaux et d'experts du marketing.

Les régions qui recrutent
L'Ile-de-France concentre à elle seule 40% des offres. Mais la région Rhône-Alpes, en raison de nombreuses coopératives, est aussi créatrice d'emploi dans ce secteur. En Poitou-Charentes et dans le Centre, les mutuelles devraient aussi embaucher.

Un bémol : le salaire
Si l'EES offre donc des opportunités de carrière, ce secteur peine pourtant à attirer les candidats. Et la raison en est simple : à profil équivalent, le salaire médian s'élève à 35.000 euros brut annuel, soit 2.500 euros de moins tous secteurs confondus. Seules les coopératives dépassent les salaires traditionnellement proposés dans le privé avec une rémunération moyenne de 41.500 euros, contre une paie moyenne de 34.500 pour les associations.

Dans le détail, deux-tiers des offres proposent des salaires compris entre 26.000 et 57.500 euros. Des rémunérations relativement basses qui s'expliquent aussi par le niveau de diplôme requis, analyse l'Apec. Ainsi, les postes financiers sont par exemple ouverts aux Bac +2. Enfin, les offres ouvertes aux jeunes diplômés sont moins fréquentes (30%) que pour l'ensemble du privé (35%).

le 15/11/2013 par Guirec Gombert

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