Baisse historique du chômage

Baisse historique du chômage

« Ça va mieux ». Voilà une phrase qui tomberait à pic pour le Président. Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité en France métropolitaine a effet baissé de 66 300 pour s’établir à 3,49 millions de personnes. Une baisse significative donc. Voici les principales informations à retenir.

Depuis un an en France, au-delà des fluctuations mensuelles, la tendance est claire : le chômage baisse. Le mois de septembre a enregistré un recul de 1,9%. En volume, il s'agit de la plus forte baisse mensuelle depuis 1996. Depuis septembre 2015, ce sont 60 000 demandeurs d'emploi en moins qui sont sortis des listes de Pôle emploi, soit 160 demandeurs d'emploi en moins par mois.

Selon le ministère du travail, ces bons résultats seraient dus à un double effet : moins de nouveaux entrants à Pôle emploi, donc moins de nouveaux chômeurs, d’une part (– 5,5 %). Et plus de sorties pour retour à l’emploi d’autre part (+ 15,4 %).

Les jeunes soufflent un peu

L'embellie touche principalement les jeunes, avec une baisse de 5,3% du nombre de demandeurs d'emploi chez les moins de 25 ans en catégorie A (tenus de rechercher un emploi et sans activité). Sur un an, il diminue de -7%. En revanche, la situation des seniors (50 ans ou plus) s'améliore à peine (-0,2%) et reste dégradée sur un an (+2,4%).

Quant au chômage de longue durée, il reprend sa décrue (-0,3% sur le mois, -0,5% sur un an). Fin septembre, 2,42 millions de demandeurs d'emploi étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an.

Hollande s'explique sur Facebook

Le Président s’est empressé de commenter ces résultats sur son compte officiel Facebook en rappelant qu’ « au-delà des chiffres qui peuvent varier de mois en mois, l’essentiel c’est que des femmes et des hommes aient pu retrouver un travail et une stabilité ». Il impute ces résultats à « l’efficacité de plusieurs dispositions dont on peut aujourd’hui mesurer l’impact : le dispositif embauche PME qui a dépassé les 800 000 recrutements, le développement de l’apprentissage et le soutien à l’investissement […], les emplois d’avenir, […] la garantie jeune, […] le plan 500 000 formations. »

Un jeu de vase communiquant ?

Mais les bons résultats de septembre, comme les mauvais d'août, ne sont pas uniquement dus à la conjoncture. Depuis le début de l'année, le nombre de jours ouvrés pendant lesquels les chômeurs sont tenus d'actualiser leur situation, sous peine d'être désinscrits d'office, est variable. Résultat : le nombre de personnes désinscrites pour "défaut d'actualisation" fluctue d'un mois sur l'autre, tantôt à la hausse tantôt à la baisse sur les chiffres mensuels de Pôle emploi, sans que les variations soient forcément en lien avec l'état du marché du travail.En septembre, 238 900 personnes ont quitté Pôle emploi pour ce motif, soit 66 500 de plus qu'en août et autant de personnes en moins sur les listes.

Mais le cabinet de Mme El Khomri assure que cet aléa administratif n'a joué qu'"à la marge". En revanche, aux esprits contradicteurs qui imputeraient cette baisse du chômage à un effet statistique du plan 500 000 formations supplémentaires, le gouvernement assure qu’il n’en est rien. Le plan 500 000 ne semble pas avoir eu d'effet sur les chiffres ce mois-ci, car la catégorie D de Pôle emploi, où sont répertoriés les demandeurs d'emploi en formation, est restée quasi-stable (-0,2%).

Rappelons enfin que, malgré cette embellie récente, le bilan chômage du quinquennat reste négatif puisque l’on dénombre encore 500 000 personnes sans emploi de plus qu'au début de la présidence de François Hollande.

le 26/10/2016 par Rozenn Perrichot

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