Commerce/distribution : des emplois dans tous les rayons

Commerce/distribution : des emplois dans tous les rayons

L'emploi dans les entreprises de commerce et de distribution progresse légèrement, en particulier chez les maxi-discompteurs et dans les enseignes spécialisées qui se développent fortement. Pour les professionnels du secteur, le recrutement, la formation et l'insertion professionnelle des jeunes restent prioritaires.

Le secteur du commerce/distribution est marqué par une forte prédominance du commerce à prédominance alimentaire. Selon l'Observatoire Prospectif du Commerce, la branche alimentaire a ainsi employé l'an dernier 650.000 salariés. Soit une légère hausse par rapport à l'année précédente. Les effectifs des hypermarchés sont plutôt stables (+1,25%) alors que ceux des maxi-discompteurs augmentent plus rapidement : +5,70%. Ces derniers ne représentent que 5% des effectifs totaux du secteur mais en terme de parts de marchés progressent très rapidement. Pour 2008, les embauches devraient donc encore augmenter dans les réseaux de maxi-discompteurs qui correspondent à une demande croissante des clients.

> De plus en plus d'enseignes spécialisées

Les enseignes spécialisées se développent également : les magasins de bricolage, de jardinage, de location de matériels et de vêtements poursuivent leur maillage régional et ouvrent régulièrement de nouvelles enseignes. Dans le cadre de ces ouvertures de nombreux postes sont à pourvoir (du directeur de magasin au vendeur). Et plus globalement, ces magasins recrutent régulièrement notamment dans le domaine de la force de vente. Pour les technico-commerciaux cette filière offre de nombreux débouchés où le conseil de la clientèle est capital.

En ce qui concerne l'emploi du secteur en général, il reste majoritairement féminin (à 61%) et plutôt jeune avec une moyenne d'âge de 37 ans en 2006. Autre fait typique du secteur la part des salariés à temps partiel est assez importante avec 37% des salariés concernés, selon les chiffres publiés en octobre 2007 par la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution. Au niveau des contrats en revanche, la plupart des salariés (89%) sont en CDI.

> Difficultés de recrutement

Du côté des recrutements, le secteur fait toujours face à des difficultés de recrutements, 57% des entreprises du commerce et de la distribution peinent ainsi à trouver les bons profils, en particulier pour les métiers de bouche (boucherie, boulangeries...). Au niveau des salaires, 80% des salariés ont bénéficié l'an dernier d'une augmentation collective de 3,5% en moyenne. Une manière de rendre le secteur plus attractif...

Mais l'effort le plus important, concerne la formation. Avec 202 millions d'euros de budget consacré au plan de formation, les entreprises du commerce et de la distribution investissent massivement, deux fois plus que le minimum légal. Résultat, les dispositifs de formation continue se multiplient : 8788 contrats de professionnalisation en 2006 (contre 5964 en 2005) et des périodes de professionnalisation multipliées par quatre en un an. Le Droit individuel à la formation est aussi de plus en plus utilisé, 8,7% des salariés en ont bénéficié, soit 55.800 personnes.

Cet effort considérable en faveur de la formation, traduit la volonté du secteur de développer les compétences des salariés et de faciliter l'insertion des jeunes à la recherche d'un premier emploi par le biais de l'apprentissage.

> Prévoir les évolutions de l'emploi d'ici 15 ans

Ces différents dispositifs s'inscrivent dans une tendance globale qui vise à prévoir l'emploi de demain. Les professionnels de la branche ont d'ailleurs lancé un Contrat d'Etudes Prospectives (CEP), en partenariat avec les pouvoirs publics, pour "accompagner les évolutions de l'emploi et de compétences dans le secteur du commerce à prédominance alimentaire". Ce travail de prospective devrait permettre d'avoir une vision plus claire de l'emploi dans les quinze prochaines années.

Les axes de développement de l'emploi sont déjà connus : ils devraient porter sur la prévention de la sécurité et de la santé au travail ; sur la construction de certification professionnelle pour répondre aux besoins d'évolution du personnel ; sur la formation professionnelle ; et sur une adéquation plus étroite entre les besoins du secteur et les formations initiales.

Des priorités pragmatiques qui devraient permettre aux entreprises du secteur d'anticiper leurs besoins et de recruter plus facilement.

> Du stress et des palettes

Enfin, l'autre voie pour améliorer l'image de ce secteur c'est l'amélioration des conditions de travail. Depuis le début de l'année 2008, des négociations de branche au niveau des salaires minimums sont en cours. Autre chantier d'importance, le passage du temps partiel subi au temps partiel choisi devrait permettre également de revaloriser certains métiers, surtout dans les grandes chaines alimentaires. Et toujours au niveau des conditions de travail, le plan "La santé à tous les rayons" a mis en lumière les risques spécifiques pour la santé (en particulier le stress et les Troubles Musculo-Squelettiques). A ce titre, l'enquête Ergodistrib, réalisée par 355 médecins du travail sur les problèmes de santé perçus et le vécu de 5000 salariés, est un premier pas encourageant vers l'amélioration des conditions de travail.

le 23/05/2008

Abonnez-vous à la newsletter emploi

En cliquant sur OK, vous acceptez les CGU

Plus d'actualités de l'emploi

+ de 600 entreprises cherchent le candidat idéal, faites-vous remarquer !
DÉPOSEZ VOTRE CV

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation de cookies