Secteur de la mode et du prêt-à-porter : 150 milliards d'euros et 1 million d'emplois

Secteur de la mode et du prêt-à-porter : 150 milliards d'euros et 1 million d'emplois

Pour la première fois , les institutions de la mode française dressent un état des lieux de l’ensemble du secteur de la mode et du prêt-à-porter. Un rapport inédit sur les chiffres clés de la mode et de son économie.

Pour la première fois de leur histoire, la Fédération française de la couture et du prêt-à-porter des couturiers et la Fédération française du prêt-à-porter féminin  dressent un état des lieux sur l’ensemble du secteur. Un rapport inédit sur les chiffres clés de la mode et de son économie.

150 milliards d’euros

Selon cette étude, réalisée par l'Institut français de la mode (IFM), s’appuyant sur les données de l’Insee et des entreprises, l’industrie de la mode française pèse 150 milliards d’euros de chiffre d'affaires direct, dont 33 milliards à l’export. Une donnée qui englobe les secteurs textile et vêtements (67 milliards d’euros), parfums et cosmétiques (44 milliards), chaussures et maroquinerie (22 milliards), optique (9 milliards), ainsi qu’horlogerie, bijouterie et joaillerie (8 milliards).

Un chiffre impressionnant, « qui est très sous-évalué par rapport à l’ensemble de l’activité, car il ne prend en compte qu’un périmètre limité », précise Ralph Toledano, président de la Fédération française de la couture. Ces 150 milliards correspondent en effet au chiffre d’affaires de l’activité de toutes les entreprises de la filière enregistrées en France, en excluant les revenus réalisés par leurs filiales étrangères.

1,7% du PIB

Avec 1,7% du PIB, et à titre de comparaison, l'industrie française de la mode revendique un poids économique plus important que deux mastodontes de l’économie nationale réunis comme l’explique Dominique Jacomet, directeur général de l'IFM : « cela peut surprendre mais la mode est donc plus importante dans l'économie française que l'aéronautique, ou que l'automobile », qui représentent respectivement 0,7% et 0,5% du PIB.

Si l’on tient compte des activités et des prestations annexes confiées à des tiers, comme la communication, la pub, le marketing, etc., la part du PIB du secteur atteint même les 2,7 %, avec une valeur ajoutée s’élevant à 67 milliards d’euros, selon Franck Delpal, économiste à l’IFM.

« A l’étranger, on ne parle pas d’Airbus ou d’Areva ! Mais de Chanel et Dior »

« Lorsque je suis à l’étranger, on ne me parle pas d’Airbus ou d’Areva ! Mais de Chanel et Dior. C’est la mode qui est la locomotive de toutes ces activités. Sans la mode et le design, le reste n’existerait pas », commente Ralph Toledano. Un rayonnement confirmé lors des Fashion Week parisiennes, soit six rendez-vous annuels entre mode homme, prêt-à-porter et couture. Sur un an, ces manifestations clés pour le secteur génèrent 10,3 milliards de transactions commerciales et représentent 1,2 milliard d’euros de retombées économiques.

Paris confirme ainsi sa position de leader sur le marché de la mode en ce qui concerne le business. En revanche, du point de vue des ventes au détail dans l’habillement, la France est encore en difficulté avec 36 millions d’euros générés sur les huit premiers mois de l’année, soit un recul de 1,8 %. Un chiffre que nuance le président de la Fédération française du prêt à porter féminin, Pierre-François Le Louët en rappelant que « l’export est très positif, avec une hausse des ventes de prêt-à-porter féminin de 1,8 % sur le 1er trimestre ».

580.000 emplois directs

L’étude nous apprend également que les industries de la mode représentent 580.000 emplois directs, et un million d'emplois indirects si on prend notamment en compte la sous-traitance.

La première étude du genre

Cet état des lieux du secteur est le tout premier et n'a encore jamais connu de précédent. « Nous avons voulu délimiter le véritable périmètre de la mode, ce qui n’avait jamais été fait auparavant, avec une vision horizontale prenant en compte toutes les catégories de produits, qui n’étaient généralement pas réunies, et une approche verticale avec les différents types d’activités comprenant les ventes à la sortie d’usine, au détail et en gros de l’ensemble des acteurs, des griffes aux marques moyen de gamme, en passant par les distributeurs », a déclaré Dominique Jacomet, directeur général et président de l'IFM.

le 06/10/2016 par Rozenn Perrichot

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