La filière aérospatiale attire de plus en plus les candidats

La filière aérospatiale attire de plus en plus les candidats

Avec la forte reprise de l'activité et des commandes, la filière aéronautique et spatiale est de nouveau très attractive. Les carrières sont intéressantes, les métiers très pointus et les avantages sociaux proposés par les groupes du secteur ont de quoi faire rêver.

La semaine dernière, Gimont, une petite bourgade du Gers, organisait son premier forum de l'emploi aéronautique. Plus de 800 candidats sont venus pour y rencontrer les recruteurs d'Airbus, de Latécoère et de leurs sous-traitants. Le succès de cette première édition a même surpris les organisateurs de cette petite ville qui abrite une usine de l'équipementier Latécoère. Près de 180 salariés y fabriquent des pièces pour l'Airbus A380, le futur A350, le Falcon 7X de Dassault et le Boeing 777 cargo.

8000 embauches en 2011
Au-delà de cet évènement, c'est toute la région Midi-Pyrénées qui recrute pour les entreprises de l'aéronautique et du spatial. A commencer par des ingénieurs qui représentent le gros des troupes. Au total, rien que dans l'aéronautique qui emploie près de 150.000 personnes en France, 8000 postes étaient à pourvoir cette année. Et pas seulement autour de Toulouse et de Bordeaux. La première région aéronautique en France est en effet l'Ile-de-France. Et il existe des opportunités d'emplois dans d'autres régions comme en Provence-Alpes-Côte-d'Azur où Eurocopter, filiale d'EADS, intègre de plus en plus d'apprentis. 300 jeunes en contrats d'apprentissage se forment en ce moment aux métiers aéronautique sur les sites Eurocopter de La Courneuve (93) et de Marignane (13), soit 4% des effectifs.

Les ingénieurs planchent sur l'avion du futur
La phase de reprise de l'activité et de croissance des effectifs s'accompagne également par des investissements d'innovation à hauteur de deux milliards d'euros. Dans le spatial, qui travaille sur le futur lanceur spatial chargé de succéder à Ariane, et dans l'aéronautique. Dans ce domaine en effet, les défis sont énormes : il faut travailler sur l'utilisation de nouveaux carburants plus écologiques et les ingénieurs planchent aussi sur l'avion électrique du futur. 
C'est l'intérêt de travailler dans ce secteur qui innove en permanence. Pour anticiper les révolutions technologiques de la filière, les écoles doivent d'ailleurs proposer régulièrement de nouveaux cursus. 

Nouveau Master Géolocalisation à Toulouse
Les premiers étudiants du nouveau Master Global Navigation Satellite System (GNSS) viennent de faire leur première rentrée à Toulouse. Ces ingénieurs spécialistes de la navigation par satellite n'auront pas trop de mal à trouver un emploi. Leur nouveau diplôme, dispensé en deux ans par l'Enac et l'Isae (Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace), répond à une forte demande internationale de spécialistes en géolocalisation. La création de ce Master est d'ailleurs une initiative européenne et les cours sont entièrement en anglais. C'est une autre particularité du secteur : il est fortement transnational, c'est-à-dire que l'environnement de travail dépasse les frontières. Pour y travailler, il faut donc impérativement maîtriser au moins l'anglais. 
Des fortes compétences techniques, de l'innovation, un environnement international : toutes ces exigences impliquent aussi des rémunérations intéressantes pour celles et ceux qui font carrière dans l'aéronautique ou le spatial. Les salaires à l'embauche des cadres ont augmenté de 5% en 2011, en raison d'une pénurie de profils qualifiés. Ils devraient continuer d'augmenter plus que les autres secteurs en 2012.

le 30/09/2011

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