La franchise : un bon plan ?

La franchise : un bon plan ?

Moins risquée sur le papier que la création solo, la création en franchise offre de formidables opportunités de reconversion en proposant à des ex-salariés un concept rôdé, une vraie formation, un accompagnement de tous les instants et la notoriété d'une enseigne connue.

Si la franchise séduit chaque année un nombre croissant de créateurs d'entreprise, ce n'est pas le fruit du hasard. Championne de la reconversion, la franchise offre un cadre sécurisant aux ex-salariés en recherche de nouveaux horizons. Pourquoi sécurisant ? Tout simplement parce que la franchise s'appuie sur un système d'activité " clés en main " qui bénéficie d'une expérience réussie développée sous une enseigne connue. Est-ce à dire pour autant que la réussite est automatiquement au bout du chemin d'une création en franchise ? Certes non ! Comme toute création d'entreprise, la franchise n'est pas sans risque. Le créateur reste indépendant. C'est à lui de prendre les bonnes décisions pour assurer l'avenir de son entreprise. En 2012, selon les chiffres officiels de la Fédération Française de la Franchise, la France comptait 1 659 réseaux actifs, pour 66 359 franchisés générant un chiffre d'affaires de 50,68 milliards d'euros.

Plus cher d'accès mais plus avantageux
En optant pour la franchise, un créateur sait qu'il va devoir s'acquitter d'un droit d'entrée plus ou moins important (de 0 à plus de 50 000 € selon les réseaux) auquel vont s'ajouter des dépenses souvent rendues coûteuses car nécessitées par le concept (loyer d'un emplacement N°1, aménagements aux couleurs du réseau, achat d'un stock minimum...). Si l'investissement de départ est souvent important en franchise, opter pour ce modèle de développement peut s'avérer être toutefois plus avantageux au bout du compte. Pourquoi ? Essentiellement parce que la franchise porte en elle des atouts intrinsèques qui justifient amplement l'investissement conséquent de départ. En effet, l'idée développée en franchise a été testée dans le cadre d'une unité pilote. Elle a ensuite été formalisée pour devenir un concept duplicable et rentable quel que soit le profil du créateur et la région choisie.
Ce travail en amont est précieux puisqu'il assure aux franchisés la réitération d'une réussite testée et approuvée par le franchiseur. A ce premier atout, s'ajoutent l'accompagnement et la formation du franchisé. Ce dernier n'est jamais laissé seul face à l'adversité. Il bénéficie au quotidien des conseils de son franchiseur. La transmission du savoir-faire à l'entrée du réseau (formation initiale) et après (formation continue) permet au créateur de pouvoir s'appuyer sur du concret. Toutes les procédures marketing et d'approvisionnement sont bordées. Enfin, l'enseigne développée sous franchise est connue. Cela permet au démarrage de l'activité de gagner un temps précieux dans le démarchage de la clientèle. Tous ces atouts ont un coût pour le franchisé mais ils lui épargnent bien des tâtonnements !

Les erreurs à ne pas commettre dans la construction du projet
Si la franchise a des atouts et des avantages certains face à la création en solo, il n'empêche que le projet de création doit être longuement réfléchi et mûri avant de se lancer. En effet, comme dans le cas d'une création en solo, le créateur doit avant d'entamer toutes démarches se poser sincèrement une question : Est-t-il prêt à devenir franchisé ? Son propre patron ? Ceci implique pour le créateur d'être sûr de ses motivations, du soutien de son entourage, de ses capacités et compétences, de ses finances. Une fois toutes ces assurances prises, le créateur doit ensuite choisir un secteur d'activité qui lui conviendra et par ricochet, se renseigner sur les réseaux associés. Chaque réseau étant particulier, il lui faudra les rencontrer un à un, et confronter l'argumentaire des franchiseurs avec la réalité du terrain en complétant les premiers contacts officiels avec des visites inopinées dans des unités franchisées présentant les mêmes caractéristiques que son projet. Ces visites en tant que client et en tant que futur franchisé sont très importantes pour se rendre compte effectivement de la vie d'un franchisé, et de la pertinence du choix d'un réseau. Et si le franchiseur est tenu de fournir des projections chiffrées sur l'état national et local du marché, le créateur ne peut faire l'impasse sur une étude de marché qu'il mènera avec le soutien de professionnels (experts comptables, avocats...).
En cas de doutes, le créateur devra pouvoir prendre la décision de réorienter son projet, voire de changer de franchiseur avant de signer définitivement un contrat de franchise. Ce contrat doit être étudié de près. Certaines clauses et notamment celles portant sur les exclusivités territoriales et d'approvisionnement peuvent revêtir des conditions handicapantes pour le franchisé. Les modalités de sortie du réseau à l'issue du contrat sont également à étudier de près notamment en cas de revente du fonds de commerce exploité sous franchise. Une fois le projet jugé faisable et rentable, commence la recherche des financements, la signature du contrat, la formation et le lancement de l'activité. Comme on le voit, le processus pour se lancer en franchise est long et sinueux. Entre l'idée de s'installer en franchise et la première levée du rideau du point de vente, il se passe le plus souvent de 6 mois à 1 an. Brûler les étapes pour gagner du temps est la principale erreur à ne pas commettre !

Les secteurs et activités à privilégier en franchise
Si la franchise se développe dans de nombreux secteurs d'activités de la vie quotidienne, certains secteurs sont plus porteurs que d'autres. Ainsi, après le boom enregistré depuis 2008 dans le secteur des services à la personne, la concurrence y est devenue aujourd'hui très forte. Cela ne veut pas dire que ce secteur particulier n'est pas porteur, mais le projet de création doit être plus que jamais étayé par une demande forte du local.
Même constat pour les activités liées à l'immobilier. Le marché est de fait dans ce secteur en pleine restructuration du fait de la crise. De nombreux réseaux de mandataires se sont lancés sur ce créneau ces dernières années et la concurrence entre les enseignes fait rage. Avant de se lancer, mieux vaut donc y regarder à deux fois. A l'inverse, des secteurs restent aujourd'hui très porteurs comme notamment l'alimentaire (+ 891 franchisés en 2012), ou encore la restauration rapide (+ 400), l'équipement de la maison (+ 628), l'équipement de la personne (+ 326) et la coiffure-esthétique (+ 213). Tous ces secteurs d'activité ont un point commun : ils nécessitent des investissements importants au démarrage mais recèlent de marges plus que confortables. En version plus légère financièrement, des activités de services comme les conciergeries d'entreprises, le lavage auto écologique sans eau, ou encore le courtage en travaux, la rénovation de l'habitat, les dépôts-vente, offrent des opportunités intéressantes aujourd'hui.

le 21/02/2013

Abonnez-vous à la newsletter emploi

En cliquant sur OK, vous acceptez les CGU

Plus d'actualités de l'emploi

+ de 600 entreprises cherchent le candidat idéal, faites-vous remarquer !
DÉPOSEZ VOTRE CV

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation de cookies