La part des femmes ingénieures baisse en France

La part des femmes ingénieures baisse en France

Pour la première fois depuis 20 ans, le taux de femmes dans l'ingénierie a diminué en France. Les jeunes filles boudent la filière, et parallèlement, le nombre de femmes occupant des postes d'encadrement stagne depuis trois ans. Un phénomène que les écoles d'ingénieurs et certaines entreprises tentent d'enrayer par différents moyens.

On comptait 118.740 femmes en 2008 en France, elles sont finalement 117.700 en 2009, soit environ un millier de moins, et ne représentent plus que 17% sur l'ensemble des ingénieurs. D'un côté les écoles d'ingénieures déplorent un manque de jeunes filles dans leurs effectifs et de l'autre, le taux d'ingénieures occupant des postes d'encadrement n'a pas bougé depuis trois ans... Deux aspects qui montrent que si les jeunes femmes boudent toujours les filières scientifiques, celles qui franchissent le pas n'en sont pas pour autant récompensées comme le démontre la récente étude "Mutationnelles 10" de Claudine Schmuck.

Des filières de prédilection

Les jeunes filles représentent certes 40% des effectifs de ces filières au lycée, mais elles ne sont que 20% à s'orienter vers ces métiers à l'arrivée. L'agronomie, la chimie et les filières généralistes sont leurs domaines professionnels de prédilection. Mais dans le secteur de l'énergie, le nombre d'ingénieures a tendance à stagner. Ces dernières années, leur proportion diminue même dans les filières traditionnellement féminines alors qu'elle augmente dans celles habituellement masculines comme le génie civil, le BTP, la physique, la mécanique. Dans les STIC par exemple (Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication), la part de femmes recule. Le secteur leur offre pourtant un meilleur taux d'emploi et des salaires supérieurs à celui de l'ensemble des ingénieurs...

Les initiatives pour attirer les femmes
Pour contrer ce phénomène, nombreuses sont les écoles d'ingénieurs qui "se bougent" pour attirer les femmes. Exemple avec l'école Centrale qui a lancé en 2010 le blog "Mademoiselle fait Centrale". Son auteure fictive, Miss Centrale, a adopté un ton résolument novateur et jeune pour attirer les scientifiques hésitantes.

Plusieurs associations issues de ces écoles oeuvrent également pour rendre les métiers de l'ingénierie plus attractifs. La plus connue est sans doute l'association Elles bougent. Elle a pour objectif est de faire découvrir les métiers d'ingénieures et techniciennes de l'automobile, de l'aéronautique, du spatial, du transport ferroviaire, du maritime et de l'énergie aux jeunes filles. D'autres oeuvrent également en ce sens comme l'association Elles en Sciences, Femmes et Sciences, Femmes et Mathématiques, ou l'Association des Femmes Ingénieurs.

Les entreprises ne sont pas en reste. Le réseau WiN France participe avec EDF à la promotion des femmes travaillant dans le nucléaire. Certaines entreprises sont très proactives sur le sujet comme Assystem avec son réseau "Femmes d'énergie" et se mobilisent pour accompagner la féminisation de la profession. Tout cela a pour objectif de promouvoir les carrières scientifiques et techniques auprès des lycéennes et des étudiantes. Mais la féminisation de l'ingénierie prendra du temps.

le 07/01/2011

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