L'alternance comme réponse au chômage des jeunes

L'alternance comme réponse au chômage des jeunes

Parmi les récentes propositions pour favoriser l'emploi des jeunes, l'alternance se présente comme une solution majeure. Ainsi, le gouvernement table sur un objectif de 800.000 jeunes en alternance à horizon 2015. Mais il risque de se heurter "au manque de capacités d'accueil des entreprises et des centres de formation" selon un rapport du Centre d'Analyse Stratégique (CAS).

Lundi 13 mai, le Centre d'Analyse Stratégique (CAS) avançait ses propositions pour parer au chômage des jeunes. En effet, en France, "le taux de chômage des moins de 25 ans est de 23,2% contre 20,6% dans l'Union européenne", a indiqué Vincent Chriqui, Directeur général du CAS. Certes, le nombre de jeunes actifs est en recul pour des raisons démographiques mais également pour des questions de "poursuite d'études". Mais de nombreux jeunes "décrocheurs" (180.000) peinent à rentrer dans la vie active. Pour ceux-là, le CAS propose des "outils alternatifs à la scolarité."

La solution : l'alternance

Mais celle-ci doit viser tous les niveaux de formation explique le CAS, pas seulement le supérieur, et "il importe que le développement de l'apprentissage profite davantage que par le passé aux formations de l'enseignement secondaire CAP et Bac professionnel" explique Vincent Chriqui. Le gouvernement s'est ainsi fixé un objectif de 800.000 jeunes en alternance d'ici 2015. Mais l'horizon n'est pas si rose...

Pourtant, pas de miracle...

La France souffre en effet d'un cruel manque de capacité d'accueil des jeunes en formation, que ce soit en centre de formation ou dans les entreprises en alternance. Cet objectif ambitieux risque donc d'être rapidement compromis si une solution n'est pas trouvée. Sur d'autres plans comme l'hébergement et le transport des alternants, il y a également encore fort à faire.
Autre solution avancée pour l'emploi des jeunes : transformer les emplois précaires du public (CDD, CAE...), souvent occupés par les jeunes, en contrat d'apprentissage et développer les contrats aidés dans le secteur privé plutôt que public. Reste que l'apprenti n'aura pas pour autant d'emploi garanti à la fin de son alternance. Des engagements de la part des entreprises seront donc sans doute nécessaires pour rendre ce type de mesures efficace.


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le 01/06/2011

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